13/04/2004

chapitre 58

Lou Berkeley, voyant que les propos de Debroux l'agitaient, avait voulu revenir à une conversation plus plane. Elle avait parlé avec naturel de la configuration des lieux, du site, de la clinique, des collines, des vignes alentour.

Debroux était revenu à de meilleurs sentiments. Il lui avait demandé pour elle, pour sa vie.

Tes parents m'ont écrit que tu avais bouclé tes études.

J'ai signé hier mon premier contrat de travail. Je commence en septembre ma carrière d'interprète.

Ces mots, avait dit Debroux, je ne savais pas que tu les employais.

Lou Berkeley était en droit de répondre que c'étaient les mots de la vie, qu'elle n'y pouvait rien. Puis elle s'était dit qu'il valait mieux fermer les vannes du temps. Elle s'était plongée alors dans un profond silence.

17:54 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.