10/04/2004

chapitre 54

Ils regardaient les vignes immensément. Tout était toujours là présent. La conversation venait par intermittence devant le spectacle du couchant sur les ceps.

Un soir, c'est Louis de Boe, qui le premier, avait exprimé le désir de recouvrer la liberté. Pourquoi ce soir la liberté était absente?

C'est que je suis tellement bien, avait-il dit.

Debroux, sans doute surpris par les propos de Louis de Boe, leur primeur toute rafraîchissante, avait encore une fois plissé les yeux pour bien comprendre de quoi il s'agissait.

Il avait dit que le mot liberté lui posait un problème, qu'à entendre ce mot, il retrouvait sa difficulté maladive à comprendre le sens des choses. Il avait demandé à Louis de Boe de s'expliquer davantage.

C'est que je me sens, avait dit Louis de Boe, de meilleurs sentiments. J'ai le cœur à l'ouvrage depuis quelque temps.

Cela se traduirait par quoi, avait insisté Debroux.

D'abord par l'envie de revoir certaines personnes. De revoir certains lieux. De faire ce que j'aime. J'ai du courage.

Tu penses à des études ?

Je pense à mes études, avait reconnu Louis de Boe. J'ai des milliers de vies qui m'attendent, tu vois ?

18:50 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.