06/04/2004

chapitre 50

C'était un soir comme les autres. Louis de Boe avait parlé le premier.

Tu étais très malade.

C'est une question ? avait demandé Debroux.

Je te demande en effet.

Debroux avait répondu la chose suivante :

 

Les docteurs ici croient m'avoir sauvé du désespoir. Je ne démens pas. Je ne leur avoue pas qu'il s'agit d'autre chose.

De quoi ?

C'est comme si la mort de mes parents ne comptait pas plus que ça.

 

Toujours ce geste de la main qui soulève de l'air qui stagne.

 

Ils sont assis à une table qu'à cette heure tardive tout le monde a déserté. Ce soir, ils s'entendent sur le sens du monde.

 

Ma vie, confie Debroux, a toujours été bigrement éteinte. Je trouve dans la mort quelque chose qui me sauve, quelque chose d'épatant. Rien ne me plaît plus que de regarder les heures fausses, leur décompte de gouttes de sang.


18:46 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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