02/04/2004

chapitre 43

Mis à part les cartes qu'abattait Debroux lors de ses séances d'analyse, les psychiatres observèrent un fait matériel majeur. A l'étage où Léo Paul Debroux séjournait, il y avait un jeune homme, environ le même âge. Dans les cheveux, les pousses des rosiers qui ne fleuriront jamais. Ce jeune homme par un manque affectif énorme dont il avait fait les frais, souffrait d'une grave névrose. Dans la vie de ce résident, cela se traduisait par des manquements cruciaux, comme celui de se laver, de s'habiller, ou pire, de s'alimenter. Ce jeune homme, du nom de Louis de Boe, vivait, avant d'être interné dans la clinique, dans un découragement tel qu'il se suicidait souvent à grand renfort de médicaments. Les mains de Louis de Boe étaient encore pesantes de la mort qu'il essayait si souvent d'inviter dans son corps. Mais la mort n'arrivait jamais suffisamment armée pour gagner sur les terres du vivant. Louis de Boe traînait sa maladie sans pouvoir s'en défaire.


14:00 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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