30/03/2004

chapitre 39

Jour après jour, mois après mois, les médecins allaient vers de nouvelles victoires. Debroux réussissait de plus en plus à couvrir la distance qui le séparait du drame de son enfance.

Il commençait à se faire une fin de la forme de la vie, des couleurs du ciel, de la lumière des froids après-midi d'automne. A mesure qu'elle se précisait, la mémoire de Debroux s'affranchissait des principes vains et stériles dont elle s'était jusqu'alors nourrie. Debroux restait néanmoins encore trop dans la forme des choses. Les contours si soigneusement marqués ressemblaient toujours à des murs de prison.


18:29 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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