17/03/2004

chapitre 29

Quand je me penche sur le cas de Léo Paul Debroux j'essaie de comprendre une version différente et exquise de la vie. Le ciel est fondamentalement bleu et qu'est-ce qu'il voit ? Si j'arrivais à entrevoir ce que lui voit clairement, peut-être commencerais-je à comprendre. J'ai dit qu'il regardait l'arrivage de l'ennui. Il m'est permis de tout penser. Aucune image jamais ne pourra remplacer cette réalité, ce bleu, fondamental, du ciel. Je me dis parfois que Léo Paul Debroux est plongé dans des pensées atrocement préoccupantes. Mais c'est le ciel qu'il voit. Je crois que Debroux, en regardant comme il regarde, aurait fait une découverte capitale, lourde d'enseignements. Je pense : sur le découragement du temps, sur le découragement de l'existence, sur la version controversée de Dieu et la déroute de l'évidence. Mais c'est le ciel qu'il voit et c'est le ciel que je regarde et je suis mal. Je voudrais être dans le secret des yeux. Accéder une fois seulement à la connaissance de Léo Paul Debroux. Quel passage ?

Est-ce que tout est dans la vue du ciel ? J'aurais tendance à croire que tout est dans la vue du ciel. Rien de plus que l'étendue bleu barbeau sous laquelle une vie attentive se tient.


19:45 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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