14/03/2004

chapitre 24

A ce moment là, c'est ça : je pense que Debroux ne retient pas la jeune femme. Je pense qu'il se laisse préférer le jeune homme à la moto. J'ai tort et je trouve que cette pensée n'est pas suffisante car c'est quand même l'histoire de quelqu'un.

Pourquoi rejeter systématiquement cette hypothèse des déboires de l'amour ? Alors, je me force à penser que Debroux avait le cœur vrillé. Que, comme n'importe qui l'aurait fait, il aurait eu un geste, un mot pour retenir la jeune femme, que celle-ci n'aurait peut-être rien vu. Ou si encore elle avait vu ce geste dont je parle, elle n'en aurait pas été tout à fait certaine et s'en serait allée sur ce malentendu.

Ainsi une version des faits me laisse penser que la vie de Debroux est par moments vivante mais trop peu pour qu'y paraisse le cœur.


13:24 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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