12/03/2004

chapitre 6

Encore ceci :

Léo Paul Debroux est seul comme dans l'alcool. Il est dans cette propension à préférer l'alcool à toute autre compagnie, qu'elle soit terrible ou d'usage. Debroux est sous la dépendance d'une mélancolie sans objet, très ancienne, qui remonterait à la nuit de l'enfance, quand les temps étaient verts. Puis la nuit de tous les âges serait tombée et avec elle, le culte de la mort aurait fait son entrée.

 

Dans son enfance, les pierres lui parlent, ces choses, l'herbe si grasse qu'elle vous tache dès qu'on la touche. L'enfance de Debroux était percluse dans des rêves et des imaginations dont le mécanisme ressemblait à celui du coma. Il croquait à belles dents dans les fruits de son imagination et se noyait dans les lacs chauds de sites inconnus. Le ciel était toujours d'orage. Debroux mourrait déjà d'ennui. Sur une vaste plaine ouverte, il étamait un ciel robuste où se concretaient les difficultés de la vie.



20:22 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Magnifique Je suis suffoquée sous ces mots. Je lis avec entrain cette nouvelle ou ce roman je ne sais pas trop. J'aime beaucoup la façon dont sont agencées les paragraphes, et tout découle d'une façon brutale, percluse elle aussi dans un imaginaire sordide et sublime à la fois. C'est un héros romantique ce Léo, au bord de l'absolu ennui. J'adore! C'est...oui c'est un éloge.

Écrit par : Sophie | 05/05/2008

Les commentaires sont fermés.