12/03/2004

chapitre 4

Les lendemains n'arrivent jamais. Il est trop tard pour le futur dans cette vie coulée dans le bronze. La préoccupation de la mort, chez Debroux a gagné toutes les dates, elle a conquis toutes les terres, tous les calendriers. Debroux est un jeune homme qui désespère Dieu.

Que sa jeunesse et sa beauté restent à ce point inemployées est un fait scandaleux. Debroux ne fait absolument rien de ses cent-mille capitaux. Il vit sur un vivier inexploité. Toutes ses richesses ne sont que des assignats. Sait-il seulement qu'il porte en lui la puissance à la vie ? On est dans un état très désolant, celui de laisser la belle terre en jachère. On est presque au moment de la mort. Il ne manque toujours que quelques secondes, ce geste, cette mer qui se calme soudain. Les devants de la vie sont aveugles, c'est la nuit moribonde comme la face des statues.



19:32 Écrit par cbj | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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