12/03/2004

chapitre 3

Léo Paul Debroux devient l'ennui le plus sûr, celui qui mène aux tombes, celui qui aime les tombes. Léo Paul Debroux aime moins sa vie que la vie des autres. Celle des autres lui apparaît sous un meilleur jour que la sienne propre. A son idée, toutes les autres vies seraient plus propices aux désirs, à l'expression de ses désirs, à la soif, et si nouvelles, si nouvelles !, les mers qui s'agitent, à la chance aussi de la subite survenue d'un événement digne de l'envie, digne du cœur, digne d'affect.

Chez Debroux, le cours du temps ne bascule pas, il reste une tombe sous le soleil de plomb. Quand Debroux se promène, il se promène déçu. Il vit comme à regret. Il sait que les lendemains n'arriveront jamais.



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